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 rp prends tes clics et te clacs - Lafa_

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Edémias
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MessageSujet: rp prends tes clics et te clacs - Lafa_   Mar 23 Sep - 9:27

[Lafa :]

Prends tes cliques et tes claques ... C'était ce que sa petite voix lui disait depuis bien longtemps.
La brune avait trop tergiversé et elle se devait de prendre les choses en main, redémarrer une nouvelle vie. La première avait été parsemée de déceptions, de déconvenues mais ça ne l'avait pas tuée la Bussac, pire ça l'avait renforcée, endurcie. Faire table rase, repartir à zéro voilà le but qu'elle s'était fixé.
Quitter Toulouse sans se retourner, seule, soulagée pour reprendre le cours de sa vie et surtout ses malles qui l'attendaient à Thouars.

Saintes ... La Rochelle ... Niort ... Poitiers ... Thouars

Que de souvenirs. Ce Poitou l'avait vue grandir, évoluer : la mairie de Niort, le port de La Rochelle, le château du Poitou ... La légion.
Et la voilà de retour, absente le temps d'une escapade, d'un amour, d'un enfant et d'une blessure si profonde que la cicatrisation n'en sera que plus longue. Mais peu à peu elle se retrouvait et le sourire qu'elle avait perdu se redessinait en une esquisse sur ses lèvres ourlées.


Thouars !

Enfin ! Elle regarda les portes de la cité et mit pied à terre. Elle dépoussiera sa tenue de voyage et entra dans la ville.
Quelques affaires, un joli petit paquet à récupérer à Dampierre, et c'était le grand départ. En sera t'il ?
[/quote]

[Ed:]


Mains dans les poches et le nez en l'air ses azurs accrochant la lumière des quelques rares lanternes encore éclairées, le Démias déambulait dans les rues de Thouars. Des insectes tournoyaient dans les faisceaux, réfléchissant de leurs ailes, tel des étincelles furtives, la clarté  mourante des candélabres. Bientôt l'huile serait consumés, longtemps avant le levé du jour, et Touars serait plongé dans la nuit complète en plus de la fraicheur humide qui maintenant régnait en maitre, usurpant sa place aux chaudes nuits d'été.
 Ed venait de passer la soirée en taverne avec Léandra, c'était souvent avec Léandra, compagnon d'arme, et parfois aussi avec le capitaine de leur groupe, qui n'était autre que le parrain de cette dernière. Sans eux, Thouars serait abandonné à sa solitude, déserté de ses habitants, qui semblaient se coucher avec les poules, et les rencontres étaient rares.
 Il souriait d'un air pincé, le Démias, encore imprégné des bavardages de la soirée à laquelle il avait mis un terme, pour rester seul et se promener avant de se coucher. Peut-être aussi, par pudeur, cacher à la très jeune damoiselle, la mélancolie qui l'avait soudain submergé, lorsque le sujet de conversation l'avait poussé dans ses retranchements. Prendre des maitresses? comment pourrait-il prendre des maitresses alors qu'il n'avait aucune envie charnelle en ce moment, et de toute façon, il n'avait jamais été attirer par les femmes faciles et leurs meurs légers le rebutait voir le choquait et ne lui inspirait que du dégout ...  
Devant lui, un réverbère s'éteignit dans un grésillement de mèche mourante et il s'arrêta pour respirer l'odeur acre d'huile brulé qui se mêla à la brise à présent devenu roide. Il soupira et se laissa glisser le dos contre le pilier de la lanterne, jusqu'à s'assoir à même le sol, qui commençait à s'engorger de l'humidité du soir. Il ramena ses jambes à lui et accouda son bras gauche sur son genou pour cacher ses yeux de sa senestre fatiguée.
 
 Quelques cris brisèrent le silence, un chat certainement qui coursait quelque rats, ou un congénère, puis le silence revint, et seul le souffle discret du vent s'employa à pousser le temps vers le petit matin. Celui qui verrait arriver Lafa.

Le frottement de sa main sur ses yeux n'avait pas réussi à chasser la mélancolie qui l'avait enveloppé depuis la fin de la soirée, car le dernier sujet l'avait poussé à méditer sur sa situation alors qu'il n'en avait pas réellement envie. Il se languissait d'elle, il ne pouvait le nier, et avait tout tenté pour gagner sa confiance, pour arriver à la réapprivoiser afin qu'elle baisse sa garde et peut-être lui trouve à nouveau l'attrait  qu'il avait connu chez elle, lorsqu'elle l'avait aimé .. Mais son esprit avait à peine formuler cette espoir, qu'il distillat en lui le doute ... L'avait-elle seulement aimé, ou l'avait-elle juste cru pour un temps, simplement parce qu'il s'étaient habitués l'un à l'autres durent des années ? Parce qu'ils cheminaient sur la même voie en s'épaulant mutuellement? Parce que ses bras l'avait bercé lorsqu'elle avait souffert des négligences et des traitements durs et blessant , parfois, des compagnons avec qui elle avait partagé successivement sa vie ? C'était-elle sentie redevable de répondre à son amour pour tout ce qu'ils avaient vécu et pour les combats qu'ils avaient affronté ensemble en se trouvant mutuellement du courage dans la crainte de voir l'autre blessé durent une bataille ? Simplement parce qu'il était là à chaque moment et avait répondu présent à chacun de ses appels ? Redevable... cette pensée lui fit mal, et il la chassa d'un frottement vigoureux de son visage crispé de ses doigts devenu gours avec le froid. Pour finir, il se tapa l'arrière du crâne sur le pilier du candélabre pour se faire mal et concentrer ses pensées sur une douleur physique, plutôt que celle de l'âme.

Il mit quelques minutes à s'apaiser, et lorsqu'il se releva, un voile bleu marine s'étirait derrière les toits de la ville .. L'aube allait naitre, elle allait arriver.
Vers quelle latitude allait les porté le destin, cette fois ? ....


[Zoyah:]

Etait-il si étrange que la brune Bussac et la encore plus brune Valençay se soit liées d'amitié ? De leur rencontre, était née une sorte d'entente et d'affection qui les poussait tantôt à s'épauler quand elles le pouvaient, tantôt à plaisanter et surtout à se confier. Il n'était pas si rare que l'une ou l'autre ait le cœur lourd à cause d’une dispute, d'une déception … d'une trahison. Et il n'était donc pas si rare que l'une ou l'autre offre une écoute bienveillante et quelques paroles réconfortantes, quand elles ne maudissaient pas le genre masculin de façon unanime. Loin des solides liens qui pouvaient unir la Bussac à quelques amis poitevins, la Valençay se suffisait de cette complicité tout en simplicité et sans accrochages qu'elles entretenaient.

Heureuse qu'elle avait été lorsque Iohannes lui avait annoncé qu'ils attendraient finalement son amie et qu'en plus ils rentreraient – enfin - à la maison en bateau !

Dans la chambre qu'elle occupait, Zoé tâchait de réprimer son enthousiasme en se consacrant à son bébé. Corpulent, rondouillard, les cheveux lisses et bruns formant une petite crête sur le sommet du crâne, un teint qui annonçait déjà la couleur du pays d'oc, des petites billes grises, une bouche au pli volontaire, un front haut. Sous bien des aspects, Ector ressemblait à son père. Bien plus que son aîné qui avait hérité du regard, des traits fins et de la grâce maternelle.


- « voilà, mon Bouli »... dit d'une voix tendre, la jeune mère alors qu'elle nouait le galon de la toute petite chemise du nourrisson.

« Et bientôt, tu vas montrer ta bonne frimousse à Lafa et rencontrer Loyse ».. rajout-a-elle en le calant sur son épaule, tenant sa petite tête d'une main.

D'ailleurs, la Bussac et la Valençay avaient aussi ça en commun , d'avoir mis au monde leurs enfants en Berry.


[Lafa :]

La ville n'avait pas changé, si calme, si paisible, peut être trop la plupart du temps.
Son regard scrutait les environs cherchant quelques membres de la garde, le capitaine ramponneau addict, Zoyah ... Ed ... Ils l'attendaient et ses lèvres s'étirent en un sourire franc à l'idée de les revoir.

L'air du petit matin était frais à cette époque et la chemise légère de la brune ne l'empêchait pas de laisser quelques frissons la parcourir. Elle enfila sa cape et la resserra pour se réchauffer.
Sa silhouette fine déambulait dans les rues thouarsaises tenant son cheval par la bride et qui la suivait pas à pas.

Son regard se posa sur une ombre. Une ombre qu'elle connaissait bien. Celui qui savait si bien sans le vouloir créer le paradoxe chez elle entre l'excitation et la joie de le revoir, mais aussi la crainte de soutenir son regard, et la honte de lui avoir fait tant de mal.

Honte d'avoir écouté les demandes d'un homme égoïste qui ne voyait en elle qu'une conquête, un trophée, un bien. Il lui avait demandé de ne pas le voir, éviter tout contact qui prêterait à confusion et elle s'était exécutée résignée : elle avait perdu sa liberté qui lui était si chère et qu'elle avait voulu préserver en n'épousant pas le Demias. Le gâchis était évident et surtout le regard du rochelais dans la tente berrichonne la hantait et la travaillait.

Ses pas la menaient un peu plus vers la silhouette qui regardait dans l'autre direction et dont les contours se faisaient plus nets à mesure qu'elle avançait.
Sa tenue de voyage ressemblait aux tenues d'entraînement de la légion : braies, chemise et bottes de rigueur.
Elle eut un sourire amusé et s'approcha un peu plus de l'homme qui était de dos se recoiffant à l'aveugle et relevant sa tignasse brune en un chignon quelque peu désorganisé.
D'un ton complice et malicieux elle de place juste derrière lui.


Et bien alors Lieutenant, on rêvasse ?

Lieutenant, c'était comme ça qu'elle s'adressait à lui avant qu'elle accède à la plus haute fonction comtale, comme pour revenir en arrière et effacer malheureusement l'ineffaçable.


Dernière édition par Edémias le Mer 1 Oct - 19:42, édité 1 fois
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Edémias
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MessageSujet: Re: rp prends tes clics et te clacs - Lafa_   Jeu 25 Sep - 20:17

Evidement, dans son combat avec la fonte du pilier, c'était le réverbère qui avait gagné, et à plate couture, à moitié sonné, Ed se maudit en grommellent. Tâtant son crâne bosselé, la sensation désagréable d'un suintement collant à l'odeur ferrugineuse sur ses doigts lui révélèrent la chair fendue malgré l'épaisseur de la chevelure. Merdum ! se plaignit-il en tentant bien que mal, de renouer sa tignasse dans son chignon défait.

Embrumé par le mauvais traitement qu'il venait de s'infliger, son esprit ne perçu pas l'approche d'une monture derrière lui. Il s'inquiétait simplement, un peu honteux de sa défaite et de sa bétise, pour le coup, de cacher la blessure en se recoiffant maladroitement.

Et bien alors Lieutenant, on rêvasse ?

Il tressailli, autant de s'être fait surprendre par une approche non remarqué que par la voix qui ne pouvait appartenir à aucune autre qu'ELLE !

Il laissa retomber ses bras le long de son corps oubliant ses cheveux et la blessure, et se tourna lentement vers elle, à présent réveillé de sa torpeur par la frayeur de cette rencontre pourtant annoncé depuis un moment, mais surement pas en cet instant précis.

Ed la fixa un instant mi interdit, puis il sourit heureux de la voir. Heureux, oui, peut-être trop par rapport à la résolution qu'il avait pris un instant plus tôt, et qui lui avait été dicté par sa raison, plus que par son cœur.

Et bien alors Lieutenant, on rêvasse ? lui traduisit enfin sa caboche devenue lente.
L'approche de la Bussac l'amusa et il rit doucement, et se prêtant au jeu :

Exactement Sénéchal Lafa, sauf votre respect, à cet heure c'est encore permis, même les coqs de Thouars sont encore dans les plumes ...

Il lui prit les mains en les serrant dans les siennes, et lui sourit :

Bienvenu à Thouars ma Lafa ! dit-il avec douceur, sans tenter une approche plus tendre que celle-ci, afin de ne percer une brèche dans le voile épais qu'il venait de tirer sur son cœur. Car était venu le temps de le protéger contre ses propres sentiments.

La vison de la femme tellement aimé avec Loyse dans ses bras avait été le choc qui l'avait percuté de plein fouet, et lui avait douloureusement asséné la vérité plus que les mots que Lafa avait employé pour le maintenir éloigné d'elle. Il n'y avait pas cru, parce qu'il ne le voulait pas ; " Je l'aime au point de porter son enfant "avaient été ses mots, et Ed avait malgré tout continué à la courtiser sans honte, considèrent qu'elle n'appartenait pas au père de Loyse ... qu'elle était libre encore de faire un choix, puisque Son Altesse avait prit épouse par ailleurs.
Ed l'avait courtisée sans vergogne, et embrassé, et, s'il s'était laissé allé à ce souvenir, ses lèvres se souviendraient encore de celles chaudes et douces de Lafa. D'ailleurs , il s'en souvenait, mais ...
Elle ne l'avait pas repoussé, surement surprise par son culot, et surtout n'avait rien fait pour l'encourager dans cette voie. A présent, aidé de la vision de Loyse, sa raison lui dictait, impassible à ses sentiments, de prendre la voie la moins douloureuse pour se guérir ...

Je suis heureux de te savoir arrivé, les routes ne sont pas sures, et je m'inquiétais, tout s'est bien passé ? As tu vu ta fille en passant Poitiers ?
comment va-t-elle ? Demanda-t-il sincèrement heureux de la voir.
Tout en l'assènent de question, il lui relâcha les mains et désigna les rennes de la monture, proposant avec gallanterie de la conduire à la place de Lafa jusqu'à leur auberge ...
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MessageSujet: Re: rp prends tes clics et te clacs - Lafa_   Mer 1 Oct - 19:43

[Lafa:]

Ses lèvres semblaient vouloir répondre à chaque question qu'il lui posait mais l'une n'attendait pas l'autre. Elle sourit amusée et tendit les rennes de sa monture au Demias quand le flot de paroles s'arrêta.
Elle le regardait tendrement.


Et bien je te remercie, j'ai fait bonne route. Le voyage fut mouvementé quand mon escorte a fait demi tour à Saintes mais j'ai repris la route tranquillement changeant de compagnons de route à chaque étape.
Motep, Lhouise, Notre Comte puis Nadjka. Ca m'a fait plaisir de les revoir et de partager un bout de chemin ensemble.
Je n'ai pas encore pu voir Loyse, elle me manque et j'ai hâte de pouvoir prendre un bain et me dépoussiérer pour aller à Dampierre.


Loyse ... Sera t'elle une bonne mère pour elle ? Elle ne le savait pas mais certainement prendrait elle pour exemple Ed. Il avait élevé Arthur seul. Il avait eu des différends avec la mère du petit mais n'a jamais fait ressentir quoique ce soit au blondinet : pour ça elle l'admirait.

Peut être voudras tu m'accompagner ? Tu pourras revoir ainsi Datan aussi.
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MessageSujet: Re: rp prends tes clics et te clacs - Lafa_   Mer 1 Oct - 20:47

Ed flatta l'encolure du destrier , puis lui caressa doucement les naseaux de sa paume pour le rassurer. Il ajusta ensuite les lanières de cuir dans sa senestre pour tenir l'animal assez court et le mena lentement sur les pavés glissant de rosée le long de la rue.

C'est une fois en route qu'il repris le fil de leur conversation :

J'aimerai bien voir Loyse en effet, Datan également, bien entendu.

Il détourna un instant son regard qui scrutait le vide devant eux, pour effleurer le profile de Lafa, et sourit:

Je me sens responsable de la petite depuis notre périple de Sancerre à Laval. Je te suis très reconnaissant d'avoir accepter que je te cherche là bas pour faire la route. J'avoue que je me serais fait un sang d'encre à te savoir seule. Tu sortais de ta blessure, et la fatigue du voyage aurait pu, dans les pires de mes cauchemars, te faire enfanter dans un fossé à la merci de mille dangers  ..

Il s'arrêta un instant pour ponctuer son aveu et l'obliger à le regarder. Il s'était demandé  à l'époque, si le Cetze s'était seulement posé la question de savoir comment Lafa reviendrait auprès de lui. Cependant Ed n'avait pas demandé à La Bussac s'il s'en était seulement inquiéter, car il avait voulu occulter délibérément de parler du père de Loyse, comme si, ne pas l'évoquer lui ôtait toute consistance. Assurément aussi, parce Lafa à cette période précise de leur voyage vers le Maine, devait être obnubilé par son amant, et pressée de le rejoindre après une période de séparation ... pressée aussi, d'attendre avec lui la naissance de leur enfant ...

J'ai apprécié ces quelques jours de voyage avec toi. C'était inespéré puisque le Cetze te tenait éloigné de moi ...

Il lui sourit avec douceur et une lueur de satisfaction dans le regard, d'avoir à l'époque déjoué la stratégie de son rival pour passer un long, très long moment ... plusieurs jours même, avec elle.
Elle savait qu'il l'aimait, elle savait tout de ses sentiments.
Etrange situation que la leur, où ils s'étaient confié se que contenait leur cœur, comme si cela était un fait établi par un destin qui s'était jouer d'eux, sans qu'il puisse toutefois les dresser l'un contre l'autre.

Il rit doucement et ajouta :

Je ne suis pas peu fier d'avoir réussi à pénétrer ta tente après la naissance de Loyse d'ailleurs, et dix Cetze ne m'auraient pas découragés de le faire !
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MessageSujet: Re: rp prends tes clics et te clacs - Lafa_   Lun 13 Oct - 14:13

Lafa

Sa peau frémit quand sa main effleura son visage puis elle sourit, les souvenirs affluant dans sa tête.
Au Berry tout avait été compliqué, elle s'était sentie trahie puis délaissée. Seule, portant l'enfant du Roy, ce dernier ne la regardait plus, ne pensait qu'à sa guerre et sa victoire. Elle avait enfanté sur un champ de bataille, avait eu peur, mal et il n'avait pas été là.


C'est vrai que tu as été tenace et il le fallait. Il avait tout fait pour éviter tout contact entre nous. Il m'avait même imposé une distance minimal entre nous.

Elle rit puis sourit amusée tout de même de la façon dont il avait détourné l'attention des gardes, de la malice qu'il avait dans les yeux quand il était arrivé à côté d'elle qui s'était transformée ensuite en un regard froid.

Ed ... ne l'avait jamais quittée lui, malgré les menaces de Jean, malgré les embuches qu'il avait mises sur son passage. Comment pouvait-il supporter tout ça ? La brune se posait souvent la question et ne trouvait jamais vraiment de réponse car l'amour ne pouvait tout excuser, tout effacer et il avait du en prendre conscience quand il l'avait vu avec la petite.
Elle continuait d'avancer, le regard dans le vide pensant à sa fille, à sa vie.


Nous passerons donc chercher Loyse ensemble et peut être verrons nous Arthur à La Rochelle avant d'embarquer ? Je sais qu'il te manque terriblement et que tu lui manques aussi.

Elle évitait de croiser son regard, ses yeux étaient humides des émotions qu'elle ressentait mais ne savait définir. Elle allait partir de ce comté, de son comté, et laisser sa vie derrière elle pour en débuter une nouvelle.
Elle avait besoin de lui mais ne lui dira pas, elle lui avait fait trop de mal pour s'imposer à ses côtés.



Ed

Lafa avait repris la marche, doucement, en direction de la taverne qui abritait la troupe. Dans la journée, ils iraient tous ensemble charger tout ce que la Bussac ne voudrait pas laisser en arrière, abandonnant à Thouars tout le reste ...

Ed eu un sourire narquois vers le Cetzes , lorsqu'il entendit que le monarque avait imposer une distance de sécurité entre lui et son aimée, qui se fendit en un sourire heureux d'avoir déjoué les plans de son rival..

Ed passa son bras libre autour de l'épaule de Lafa, et c'est ainsi qu'il poursuit leur cheminement.

L'humidité faisait briller les pavés devant eux, et au dessus des toits, le ciel prenait une teinte bleutée. La nuit devenait pénombre, et les premiers signes d'un éveil imminent de la petite ville se faisait entendre ça et là. Un volet que l'on ouvre, un baquet d'eau sale versé dans le caniveau, le raclement de sabots en bois dans la venelle à leur senestre, puis la chaine d'un puit qui grince sur sa poulie ...

Son regard n'était plus aussi déséspéré et éteint qu'il l'avait été lorsqu'il avait visité la tente médicale après l'accouchement de la jeune femme, et l'éternelle tristesse qui scindait son regard depuis leur séparation plus de deux ans plus tôt, avait disparu depuis peu... Depuis que Lafa avait emprunter en sens inverse, la marche funeste l'ayant poussé vers le Roy. Elle allait reprendre vie, parce qu'il le voulait, et l'opiniâtreté légendaire du Démias ne laisserai aucun choix à la brune. Il ne la lâcherai pas avant qu'elle se soit retrouvée elle même, qu'elle retrouve sa hargne et son esprit combatif , son sourire, et aussi, son gout à la vie, quitte à ce qu'il devienne à nouveau le bouc émissaire de ses défis taquins et joyeux d'antan. Et lorsqu'elle aura retrouver sa force, et n'aurait plus besoin de lui, si tel était son désir, elle reprendrait sa vie en main, et si s'était sans lui ...

Et si c'est sans moi, alors commencera à nouveau ma marche funèbre à moi ! Se dit-il  ...

Cette pensée le fit tressaillir d'horreur. La vie ne pouvait pas lui infliger autant d'épreuves, et devait bien lui réserver un jour une part de bonheur. Devait-il errer éternellement dans la nuit et le désespoir de l'avoir perdue, alors qu'elle était si prêt ?
Il pria pour qu'Ari lui accorde un jour, d'arriver à toucher son cœur et lui donner confiance en son amour ...

Elle lui proposait de chercher Loyse ensemble, et de voir Arthur avant d'embarquer pour la Guyenne. Il hocha la tête en geste d'assentiment, car il était évident pour lui qu'il ne les laisserait pas partir toute deux, sans qu'il soit à leur coté.

Ils arrivaient à l'auberge, et Ed lâcha les rennes de la monture, plutôt que de libérer les épaules de Lafa, car il voulait jouir encore durent quelques secondes de son contact et de la chaleur que lui donnait son corps svelte et tiède contre son flanc .  Il plongea son regard dans le sien, et senti soudain un brasier le gagner, contre lequel il lutta pour ne pas prendre possession des lèvres de Lafa, et libérer la passion qui le submergeait soudain, et qui, s'il ne la maitrisait pas, libèrerait un besoin urgent de la posséder tout entière ...
Sa main se crispa sur l'épaule de la jeune femme, dans l'effort de se contenir. Il ne fallait pas lui faire peur, pas gâcher le retour de Lafa et lien de confiance qu'il tentait de tisser depuis qu'ils s'étaient retrouvés en l'effrayant maintenant. Cependant il ne pu cacher complètement son regard chaud et ardent lorsqu'il lui répondit d'une voix rauque et décousue par l'émotion :

Ca me fera plaisir .. de voir Loyse .. Arthur... On va devoir réfléchir à son avenir ..en même temps que le tien ...

Le brasier ne perdait pas de son intensité ... Nom d'Aristote que ferait-elle si elle s'en rendait compte ? ...


Lafa

Contre le Démias ... Ses pensées se libéraient et ses tourments s'envolaient.
Elle ne devait rien laisser paraître, rien du bien être qui l'envahissait et de la sérénité retrouvée, l'espace de cet instant.
Elle savait que le spectre de sa relation avec Jean était toujours là et que son coeur souffrait encore. Ed atténuait, calmait la souffrance et elle l'oubliait même dans ses bras.
La brune voulait être sure : sure de ne plus le faire souffrir et de lui apporter autant qu'il lui donne, sure de s'engager pleinement avec lui.
Sa raison la menait, elle qui n'écoutait d'habitude que son coeur, imposait à ce dernier un rythme lent et calme qui n'attendait que le moment où les brides allaient lâcher.
Son regard capté par le sien, ses prunelles se fixèrent sur lui, puis se baissèrent comme pour qu'il ne puisse pas lire les émotions qui se bousculaient dans ses yeux ; Ces émotions, cette attirance contre lesquelles elle luttait en sa présence.

La pression de sa main sur son épaule la fit sourire légèrement.
Sa main vint se poser sur la sienne la serrant légèrement et étirant un peu plus son sourire.
Elle releva la tête et plongea à nouveau son regard dans celui d'Ed puis sourit avec malice.


L'avenir d'Arthur est sur un navire Ed, sauras-tu le supporter ? Il sera ravi de te faire naviguer par grands vents sous la houle de la mer déchainée.

Elle rit se souvenant alors des expériences maritimes du Démias.
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MessageSujet: Re: rp prends tes clics et te clacs - Lafa_   Jeu 16 Oct - 18:19

Le regard de Lafa dans le sien provoqua l'étincelle qui serpentât sournoisement le long de sa gorge, en irradiant d'une chaleur à peine supportable son cheminement, jusqu'à bruler son ventre et imploser, tel la poudre dans le canon, sous sa ceinture.. " Merdum" gronda une voix dans sa tête sans que ça eu un effet calmant sur la tension dans ses braies ...  
La main de la Bussac, qu'elle venait de poser sur la sienne, ne l'apaisa pas plus, en fait, et si le plus petit espoir eu pu naître en lui que la brune, prise soudain d'un élan de passion l'assaille pour le renverser dans la paille des box de l'écurie de l'auberge derrière eux, il avorta dans l'œuf quand elle enchaina à sa conversation tout à fait détachée, qu'Arthie ne serait pas à dissuader de faire carrière en mer ... C'était là la douche froide dont il avait besoin ou presque, car il ne se dispenserait pas d'un bain glacé dans le quart d'heure qui suivrait.

Arthie, murmura-t-il rauquement, Hum hum, nous ...en ..reparleront tout à l'heure ..
Sa main se défit de l'épaule de Lafa et du contact troublant de sa main, de son regard. Il baissa les yeux à son tour, le rouge aux joues, pour faire mine de chercher des yeux les rennes du cheval, pendant à terre à coté de lui. tu dois être éreintée.. et affamée, Zoyah et Léandra voulaient se lever tôt pour t'accueillir, certainement t'attendent-elles dans la salle commune devant un buffet de fromages et jambons. Je m'occupe de ta monture. repose toi de ton voyage de la nuit pendant que nous chercherons chez toi tes malles et tes biens"Eloigne toi maintenant ", lui criait sa voix intime, "et sans trainer ! hop oust ! " il tourna le dos à la Bussac pour ouvrir la sangle qui retenait son sac de voyage à l'arrière de la selle, le temps de souffler un bon coup et reprendre contenance, puis le sac remis à sa propriétaire, il tira le cheval dans l'écurie, à l'abri de son regard, laissant Lafa entrer dans l'auberge .
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MessageSujet: Re: rp prends tes clics et te clacs - Lafa_   Ven 24 Oct - 17:53

Lafa

Il était parti ? Non ! La brune n'en revenait pas. Elle le cherchait du regard et si elle n'avait pas une certaine retenue elle l'aurait suivi.
Faut dire qu'elle avait été sacrément idiote pour le coup mais bon ce sont aux hommes de prendre les choses ...Hum ... de faire le premier pas.
Oui d'accord, le Démias en avait fait un tas de premiers pas et elle était plutôt culottée de lui en vouloir de l'avoir laissée là alors qu'elle était à deux doigts de poser ses lèvres sur les siennes ... Et plus si affinité ! Elle allait craquer, ça ne se voyait pas ? T'avais pas compris ? Elle avait cassé quelque peu l'ambiance, il est vrai mais la Bussac s'en faisait une spécialité de ce genre de moments maladroits.


Repose toi de ton voyage ... Mange ... Dors ... Vraiment ? Vraiment !

C'est donc en grommelant qu'elle se dirigea vers la porte de l'auberge, laissant son cœur ralentir son rythme avant d'entrer, jetant un petit coup d'œil derrière elle, au cas où ... Sur un malentendu ... Qui sait ?
Son sac qu'il lui avait collé précipitamment dans les bras, elle observait la salle commune par la fenêtre. Un sourire s'étira sur le visage de la Bussac quand elle vit son amie avec son dernier né contre elle.
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MessageSujet: Re: rp prends tes clics et te clacs - Lafa_   Dim 26 Oct - 19:51

Etriller la monture de Lafa le calma, le Démias, il y prit même du plaisir. Il sentait se détendre les muscles puissants de l'animal sous la paume de sa senestre alors qu'il la brossait vigoureusement de sa dextre. De temps à autre, Torrent, son propre hongre, logé dans le box à coté le poussait du museau ou lui mettait des coups vigoureux dans le dos pour obtenir son attention, lui aussi. Alors Ed flattait tantôt l'un, tantôt l'autre pour ne faire de jaloux. Cependant, il ne s'éternisa pas à la tâche plus qu'il ne fallait, car un mal de tête s'était insidieusement imposé, probablement distillé par les bosses qu'il s'était faites dans la nuit, lors de sa joute avec le candélabre.

En sueur et sentant le fumier et le foin à plein nez, il du passer par la taverne de l'auberge pour gagner sa chambre. Proche de la cheminée, Lafa et Zoyah conversaient doucement, penchées toutes deux sur le petiot de Guyenne. Il leur sourit et se contenta de saluer d'un geste amical la héraut avant de s'éclipser pour se tremper dans un bon bain. Probablement se serait-il endormi dans le baquet d'eau si la migraine ne l'avait tenaillé, mais la douleur eu raison de la nuit de veille qui normalement l'aurait fait tomber de sommeil, et l'emprisonna dans une semi torpeur qui détendit un peu sa carcasse, à défaut de le remettre complètement d'aplomb.

Deux heures avant le Zenith, les affaires de la Bussac étaient chargées, et la troupe prit le départ, Lafa se reposant de sa nuit de voyage auprès de Zoyah et bébé installé sur une banquette capitonnée, leurs escorteurs encadrant le convoi .
Une demi journée de route les séparait de la capitale, et de Dampierre. Ed ne s'essaya pas à imaginer leur arrivée la bas, ni l'accueil que leur réservait Datan. Cependant il était capable de deviner l'état d'esprit que serait celui du Comte qui certainement appréhendait le départ de La Bussac et de Loyse après le séjour du bébé à Dampierre.

Lui avait hâte de la voir, la petite. Elle éveillait en lui l'instinct paternel qu'il vouait à son fils Arthie...
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